C’est un coup de sifflet final venu de Lausanne. Le Tribunal Arbitral du Sport a rejeté l’appel introduit par le Syndicat National des Footballeurs Camerounais contre la FECAFOOT, confirmant définitivement le retrait de son agrément de syndicat représentatif. Une décision qui referme un dossier ouvert depuis novembre 2024 et consacre l’Association Nationale des Footballeurs Camerounais comme seule structure légitime de représentation des joueurs au Cameroun.
La bataille juridique était longue, âpre, menée sur plusieurs fronts. Elle s’est achevée lundi 9 mars 2026 par un verdict sans appel venu de la plus haute juridiction sportive mondiale. Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), dans une décision rendue ce jour, a rejeté l’appel introduit par le Syndicat National des Footballeurs Camerounais (SYNAFOC) contre les instances dirigeantes du football national.
Un recours en cascade, une défaite en cascade
Pour comprendre la portée de cette décision, il faut remonter aux journées des 15 et 16 novembre 2024. Le Comité Exécutif et l’Assemblée Générale de la FECAFOOT adoptaient alors des résolutions historiques : le retrait de l’agrément accordé au SYNAFOC en tant que syndicat représentatif des footballeurs camerounais, au profit d’une nouvelle structure, l’Association Nationale des Footballeurs Camerounais (ANFC).
Une décision vécue comme un coup de massue par le SYNAFOC, qui avait immédiatement enclenché la machine judiciaire. Premier arrêt : la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage du Comité National Olympique et Sportif du Cameroun (CCA/CNOSC). Première déception pour le syndicat — son recours y est rejeté. Second arrêt : le TAS, juridiction d’appel ultime en matière sportive. Même verdict. Le SYNAFOC est débouté une nouvelle fois.
La légalité de la FECAFOOT confirmée
Dans son communiqué de presse N°013/26, la FECAFOOT souligne que cette décision du TAS « confirme la régularité et la légalité des décisions prises souverainement par les instances compétentes » de la fédération. En d’autres termes, la Haute Cour de Lausanne valide non seulement le fond de la décision de novembre 2024, mais également la procédure qui a conduit à l’éviction du SYNAFOC.
Pour la fédération camerounaise, c’est une victoire totale sur le plan juridique. Et un signal fort envoyé à l’ensemble du football national : les réformes engagées pour moderniser et structurer le football camerounais ne souffriront d’aucune contestation.
Vers un football camerounais apaisé ?
La FECAFOOT, par la voix de son Secrétaire Général MANDONG Isaac Noé, « prend acte de cette décision qui vient clore définitivement cette procédure » et réaffirme sa volonté de poursuivre ses réformes « dans un climat apaisé et dans le strict respect des textes ». Elle appelle l’ensemble des acteurs du football national à « demeurer mobilisés autour de l’intérêt supérieur du football camerounais ».
La balle est désormais dans le camp de l’ANFC, appelée à incarner une nouvelle ère de dialogue entre joueurs et institutions. Le SYNAFOC, lui, se retrouve définitivement hors-jeu sur l’échiquier syndical du football camerounais.




