Basketball Without Borders : Franck Belibi fait sensation !

Basketball Without Borders : Franck Belibi fait sensation !

Quarante parmi les meilleurs jeunes joueurs de la planète. Quatre jours dans le sanctuaire des Los Angeles Lakers. Et un Camerounais de 18 ans qui n’a pas tremblé. Franck Belibi a vécu le Basketball Without Borders All-Star Camp comme une scène, et il a su y jouer son rôle. Parfaitement.

Le UCLA Health Training Center n’est pas un gymnase comme les autres. C’est l’endroit où les Lakers affûtent leurs armes, où LeBron et ses coéquipiers préparent leurs saisons. Un temple. Un lieu chargé de symboles. Et c’est dans ce décor que Franck Belibi, arrière U18 du Cameroun, a posé ses baskets pour la 10e édition du Basketball Without Borders All-Star Camp, organisé conjointement par la NBA et la FIBA.

40 prospects. Cinq continents représentés. Et zéro place pour la complaisance. Dans ce type d’environnement, on vient performer ou on rentre chez soi avec des regrets. Belibi, lui, est rentré avec la tête haute.

Un joueur qui pense vite, décide juste

Ce qui frappe en premier chez Belibi, c’est que son basket ne s’arrête pas à l’athlétisme. Il y a des joueurs qui époustouflent sur un premier pas et disparaissent quand le jeu se complexifie. Lui, c’est l’inverse. Plus la situation devient difficile, plus sa lecture du jeu devient lisible.

Sur pick-and-roll, dans les situations de close-out, dans les prises de décision en fraction de seconde : l’arrière camerounais a affiché un QI basket clairement au-dessus de la moyenne pour son âge. Des observateurs présents à Los Angeles n’ont pas manqué de le noter.

Athlétiquement, le tableau est tout aussi convaincant. Explosivité sur la première foulée, capacité à créer de l’avantage en sortie de dribble, tests physiques réussis avec des données probantes : le potentiel brut est bien là. Il ne demandait qu’à être confirmé. Il l’a été.

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L’art du jeu sans ballon

Dans le basket moderne, la valeur d’un joueur se mesure aussi — et parfois surtout — à ce qu’il fait quand il n’a pas le ballon en main. Et c’est sans doute là que Belibi a marqué les esprits les plus exigeants.

En format 5 contre 5, l’arrière camerounais a montré une capacité rare pour un joueur de son âge : jouer off-ball avec intelligence. Couper dans le dos de la défense au bon moment. Sanctionner en catch-and-shoot avec une précision chirurgicale. Se montrer disponible sans chercher systématiquement à briller individuellement.

En 3 contre 3, dans des espaces compressés qui révèlent les lacunes et amplifient les qualités, il a géré le tempo avec une maturité qui a surpris plus d’un observateur. Son spacing et sa gestion des situations réduites ont confirmé une compréhension fine du jeu collectif.

La défense, cet argument qui ne trompe pas

Les scouts NBA ne regardent pas que les stats offensives. Ils regardent la défense. Celle qui ne s’improvise pas, qui ne se met pas en mode veille quand l’équipe a le ballon. Belibi a compris ça.

Ses aides côté faible étaient au rendez-vous. Ses switches, propres. Ses prises de position sur les lignes de passe, calculées. Son engagement défensif, constant. Pour un joueur de 18 ans, dans un camp d’une telle intensité, c’est un signal fort envoyé aux décideurs présents dans les gradins.

Un camp qui fabrique des destins

Le Basketball Without Borders n’est pas une vitrine ordinaire. Depuis sa création, il a propulsé de nombreux talents vers les plus hautes sphères du basketball mondial. Être sélectionné parmi 40 prospects triés sur le volet sur cinq continents, c’est déjà une reconnaissance en soi. Performer dans ce contexte, c’est entrer dans une autre conversation.

Franck Belibi a su assimiler vite, s’adapter mieux, et décider sous pression. Trois qualités que les recruteurs NBA placent au sommet de leurs critères d’évaluation.

Le Cameroun continue de produire

Cette histoire individuelle porte un message collectif. Le Cameroun est le pays africain qui a fourni le plus de joueurs à la NBA. Une tradition de basket de haut niveau qui ne doit rien au hasard, mais tout à une culture de formation, d’exigence et de transmission.

Belibi s’inscrit dans cette lignée. À Los Angeles, dans la maison des Lakers, il a montré qu’il avait sa place dans la cour des grands. L’histoire n’en est qu’à ses premières lignes.

Mais elles sont belles. Et le Cameroun a de bonnes raisons de suivre ce jeune homme de très, très près.

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