Emmanuel Eseme, le « Roi Lion » de la piste, fait briller ses ors au MINSEP

Emmanuel Eseme, le « Roi Lion » de la piste, fait briller ses ors au MINSEP

Le sprinteur camerounais, maître incontesté de la vitesse sur le continent, a été reçu ce lundi par le Ministre des Sports. Entre records et moisson de médailles, l’homme le plus rapide du pays confirme son statut de métronome mondial à l’aube d’une saison 2026 riche en défis.

La salle de conférence du Ministère des Sports (MINSEP) a pris des airs de coffre-fort ce lundi 5 janvier. Emmanuel Eseme n’est pas venu les mains vides. Accompagné de Charles Kouoh Kote, Secrétaire général de la Fédération Camerounaise d’Athlétisme (FECAA), le Lion indomptable de la piste a étalé une collection qui donne le tournis :L’Or et le Bronze des derniers Jeux de la Solidarité Islamique. L’Or souverain des Jeux Africains d’Accra 2024. L’Or record des Jeux de la Francophonie Kinshasa 2023.

Pour Eseme, cette réception n’est pas qu’une simple formalité protocolaire. C’est la validation d’un changement de dimension. Sous les yeux du Ministre, l’athlète a symbolisé la fin d’une époque où le Cameroun ne regardait l’athlétisme que de loin. Aujourd’hui, avec Eseme, le pays sprinte dans le couloir des grands.

La biomécanique au service de la régularité

Ce qui impressionne chez le sprinteur de 32 ans, c’est sa science de la course. Au-delà de sa puissance brute, Eseme a fait étalage de sa progression technique : une mise en action plus explosive et une transition vers la vitesse de pointe désormais digne des finalistes mondiaux.

Le chiffre : 9″96. C’est le record personnel (PB) d’Emmanuel Eseme sur 100m, établi en juillet 2023. Il reste à ce jour le seul Camerounais de l’histoire à être descendu sous la barre mythique des 10 secondes, s’installant durablement dans le Top 15 mondial de la discipline.

Cette régularité de métronome, Eseme la doit à une gestion millimétrée de ses pics de forme, lui permettant de briller aussi bien sur les pistes synthétiques d’Afrique que lors des joutes internationales les plus relevées.

FECAA : L’ombre efficace derrière la lumière

Si l’athlète capte les projecteurs, le rôle de la Fédération (FECAA) a été largement salué lors de cette audience. Charles Kouoh Kote, figure de proue de l’administration technique, a été désigné comme l’architecte de cette stabilité.

En offrant un accompagnement psychologique et logistique de haut niveau, la fédération a permis de transformer le « talent brut » en une machine à gagner. « Il ne s’agit plus seulement de courir, mais de construire une carrière durable », a souligné le patron du sport camerounais.

Cap sur 2026 : Maintenir la cadence

À travers cette cérémonie, c’est un message clair qui est envoyé à la concurrence : l’athlétisme camerounais vit sa renaissance. Avec une synergie retrouvée entre les pouvoirs publics et la fédération, l’objectif est désormais de porter cette dynamique vers les prochains rendez-vous mondiaux. Emmanuel Eseme, ambassadeur de la vitesse africaine, n’a visiblement pas fini de faire trembler les chronomètres.

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