Deux jours. Trente-deux clubs. Sept régions. Et un seul maître à la fin. L’ouverture de la saison nationale de judo a offert un spectacle de haute intensité, avec en toile de fond une hiérarchie que Panthers de Yaoundé refuse obstinément de céder.
Des tatamis en feu pour lancer les hostilités
La salle sentait la compétition au lycée Classique d’Edéa. Dès les premières heures, 236 judokas venus des quatre coins du Cameroun avaient posé leurs kimonos et aiguisé leurs ambitions. Catégories Juniors, catégories Séniors — personne ne voulait rentrer chez soi les mains vides. Le ton, d’emblée, était à la guerre.
Clubs de la capitale, délégations venues des régions, jeunes pousses et combattants confirmés : le plateau était à l’image d’un judo national qui ne manque ni de profondeur ni de caractère. Et quand les ultimes combats ont rendu leur verdict, un nom s’est gravé en lettres capitales au tableau d’honneur.
Panthers dicte sa loi, les challengers s’inclinent
Six titres. Trois médailles d’argent. Cinq podiums en bronze. Le bilan de Panthers de Yaoundé ressemble moins à un résultat qu’à une déclaration d’autorité. Club après club, catégorie après catégorie, les judokas aux couleurs de Panthers ont pris, tenu, imposé. Une mécanique huilée, un collectif sans fissure apparente.
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La résistance est venue — et elle est bien réelle. Energy Judo Club a bataillé avec orgueil pour décrocher deux titres et deux places d’argent, assortis d’un bronze. Yaoundé Sport Judo a aligné le même compteur, refusant de laisser le champ libre à quiconque. Trois clubs de la capitale, trois ambitions, une seule ville qui règne. La province, elle, a rendez-vous avec la revanche en avril.
Le calendrier s’emballe, les appétits s’aiguisent
Cette entrée en matière n’était qu’une mise en bouche. Le Tournoi Kimono d’Or, réservé aux Benjamins et Minimes, arrive dès mars pour faire vibrer la nouvelle génération. Puis vient avril : le Championnat National Juniors-Séniors à Yaoundé, rendez-vous qui concentrera toutes les ambitions et tranchera définitivement les questions de hiérarchie.
Pour les clubs, le message est reçu cinq sur cinq : la saison 2026 ne pardonnera pas les approximations. Il faut être prêt. Il faut être là.




