À 59 ans, elle court encore, et elle gagne encore. Sarah Liengu Etongue, figure tutélaire de la Course de l’Espoir, a décroché le 21 février 2026 un neuvième titre chez les vétérans sur les pentes du Mont Cameroun. Portrait d’une légende vivante de l’athlétisme camerounais, dont l’histoire continue d’inspirer bien au-delà des sentiers de montagne.
Tout commence dans la décennie 1990, lorsqu’une jeune femme du nom de Sarah Etongue impose sa loi sur les flancs du Mont Cameroun. Elle remporte à sept reprises la compétition en catégorie senior, dont quatre victoires consécutives entre 1996 et 1999. Sur une course réputée pour sa difficulté extrême — mêlant endurance, puissance et mental d’acier — elle dompte les sentiers escarpés et les conditions climatiques imprévisibles avec une maîtrise déconcertante. Sa notoriété dépasse rapidement les frontières du Cameroun. Elle devient un symbole, celui du courage féminin et de la persévérance.
Une longévité hors norme
Les années passent. Sarah Etongue, elle, ne s’arrête pas. Mère de sept enfants, elle concilie vie familiale et exploits sportifs avec une aisance qui force l’admiration. Le 21 février 2026, à 59 ans, elle ajoute un neuvième titre vétéran à une collection déjà impressionnante, prouvant une fois de plus que la passion n’a pas d’âge. Même après une retraite annoncée, elle est revenue à la compétition pour porter des messages de paix et d’unité, faisant du sport un vecteur de cohésion sociale dans une région qui en a besoin.
Un héritage gravé dans la pierre
En hommage à plus de 25 ans de carrière, un monument a été érigé en son honneur dans sa ville natale de Buea. Les autorités camerounaises lui ont accordé une reconnaissance officielle, témoignage de l’impact considérable de son parcours sur la nation. Sur les flancs du Mont Cameroun, son nom résonne désormais comme celui d’une institution. Sarah Etongue n’est plus seulement une athlète : elle est une légende vivante, dont chaque foulée continue d’écrire l’histoire.




